La météo locale sur internet indique 12° et c'est bien vraisemblable encore ce matin. Il fait beau toujours et on atteindra bien les 28° annoncés; ça fait de grosses amplitudes de températures. Après le petit déj en terrasse on enlève une couche de polaire en se mettant au soleil. Petites clémentines fameuses apparaissent ce matin en plus des choses habituelles. Vers 9 heures arrive le taxi rouge qui doit nous véhiculer toute la journée avec le chauffeur jeune et sympa, mais qui ne parle que quelques mots d'anglais. On part vers Chiang Mai dans un premier temps puis on contourne la ville pour prendre une route à l'ouest qui escalade tout de suite la montagne par une suite de lacets.
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| la foule autour du stupa |
Première étape le temple de Doi Suthep au sommet d'un promontoire qui surplombe la ville plongée dans une brume mi humide mi pollution. La forêt que nous avons traversée est formidable, très différente de celle qui est près de chez nous, très haute, très dense, très tropicale. On se gare. Il y a déjà beaucoup de monde, des touristes mais aussi beaucoup de thaïs venus ici faire leurs offrandes et dévotions dans ce lieu important du bouddhisme local. On y accède par un escalier très long et très haut dont les rambardes sont des dragons aux écailles vernissées. Avant cet escalier des dizaines d'échoppes tentent les gens, entre Lourdes et le Mt Saint Michel avec en plus des fringues et de la bouffe. En haut, un ticket d'entrée modeste.au centre du temple, toute une zone sans chaussures avec des tas de dorures et des lieux d'offrandes.
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Moine en prière
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Une grande ferveur dans cette foule où se mêlent des mécréants comme nous. Beaucoup d'argent aussi pour les quêtes diverses. Les moines sont bien visibles aussi. L'endroit est remarquable et vaut bien le voyage. On redescend retrouver notre chauffeur qui nous propose une autre halte un peu plus bas, voir un temple qu'il aime bien.
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| le petit temple tranquille |
Au bout d'un chemin sans indication particulière nous arrivons dans un endroit au milieu de la forêt, près d'une cascade avec un temple très bucolique, sans trop de dorures et avec très peu de monde. Calme et sérénité garantis. On déambule avec plaisir dans ce lieu magnifique.
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| Le Bouddha près de la cascade |
Il y a aussi des écharpes safran aux arbres et un malaisien m'explique que c'est une demande de croyants pour obtenir l'énergie bienfaitrice des arbres. On repart et curieusement on replonge dans le tumulte de la ville pour... Changer de chauffeur ( ça c'était pas prévu !) ça nous bouffe une heure car on se paie pas mal de bouchons pour arriver au magasin de soieries que voulait voir Brigitte.
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| Le tissage de la soie sur métier ancien |
Le nouveau chauffeur qui en profite pour ramener sa mère avec nous, renâclé pour aller à Banam la ville du travail du bois de tek. Tant et si bien que lorsqu'on y arrive il est 17 h et que bien des boutiques ferment et que les ateliers ont bouclé leurs portes. On voit quand même des œuvres remarquables de travail, dont certaines de plus de 2 m de haut ont demandé plus de 5 mois de travail. On rentre en longeant une rivière oùĺon voit des installations de pisciculture. Cette fois on contourne la ville pour prendre la direction du gîte, le chauffeur n'arrive pas à croire que je connais le chemin pour nous ramener... Et comme il parle encore moins anglais que celui de ce matin cela devient désagréable ! Ouf on y est. Îl est 18h30. On va mettre des vestes chaudes et on va tranquillement au petit restau vu avec Jefe avant hier. Les gens sont à table devant la télé (que de pubs !). On commande 5 soupes, puis 4 Pat Thaï (il y a bien un menu d'afficher, mais en thaï), des plats dont on connaît les noms. Jefe et moi prendrons une bière Chang pour compléter ce réveillon somptueux de Noël qui nous coûtera quand même 700 bahts à nous 5 (17 €).
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| Joyeux Noël à tous ! |
Petite marché sous les étoiles pour rentrer et dodo.
Bon Noël à vous aussi. A Grenoble réveillon tranquille avec Olivier chez une amie. Grande douceur, juste quelques bourrasques hier soir quand l'ouest subissait la tempête.
RépondreSupprimerBises
Annick et Olivier