De la brume ce matin mais une nuit moins fraîche, ceci expliquant sans doute cela. Aujourd'hui c'est tournée des magasins artisanaux où Brigitte et Jefe veulent retourner. Pour des raisons pratiques on va louer un minibus et son chauffeur pour la journée. Au petit déj de nouvelles choses : un bout de bambou farci de riz, un geligelo à la noix de Coco et toujours ce riz au flan enrobé de feuille de bananier.
Vers 9 heures le minibus arrive. Le chauffeur ne parle pas l'anglais, Brigitte devra téléphoner plusieurs fois à leur ancien guide de l'an passé, en vacances à Bangkok, pour débroussailler nos incompréhensions.
La recette est immuable, accueil chaleureux, explications globales en français plus ou moins bon, passage devant quelques artisans au travail (forcément en accentuant le côté artisanal) puis passage obligé par un immense magasin où la plupart des produits vendus relèvent plus de l'industrie que de l'artisanat.
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| La bijouterie énorme des "artisans" |
Ça n'empêche qu'on peut voir ainsi de vrais artistes au travail, sous le feu des appareils photos. On commence par des choses en argent où des orfèvres travaillent de grosses pièces. Beau travail, mais ça fait pas envie.
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| Le graveur a encore froid |
Plus loin, une gigantesque bijouterie attend les chalands, bien rares ce matin. Bus. Nouvel arrêt chez les artisans du cuir, sans grand intérêt si ce n'est qu'on apprend qu'on peut faire du cuir avec de la peau de raie... Leurs articles sont chers en plus ! Bus. Arrêt chez les fabricants de laque.
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| a première des 8 couches de laque |
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| Laque et coquille d’œuf |
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| Avant la dorure à la feuille d'or |
Sûrement le plus instructif. Dans un petit atelier complet on voit la réalisation de plusieurs sortes d'objet et surtout des techniques qui vont avec les différentes phases du travail. Passionnant, et la guide qui nous explique tout ça est vraiment sympathique. Passage au magasin itou... Bus et arrêt cette fois chez les menuisiers ébénistes. Travail impressionnant sur le tek et le bois de rose... Tous les deux d'origine birmane. On nous montre des sculpteurs très habile en train de réaliser des pièces compliquées.
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| Le sculpteur de panneau décoratif |
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| Sculpture d'un panneau de porte |
Là aussi des guides francophones à qui je peux demander ce que gagne un sculpteur comme ceux qu'on vient de voir, 250 àure d'un panneau 500 € mensuels suivant son niveau de compétence. Pas beaucoup. Les meubles sont magnifiques et très variés mais tous de belle facture et entièrement en massif.
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| Meuble bar en teck massif à .. 1200 € |
La plupart d'entre eux sont faits dans un autre atelier qu'on ne visite pas. Il y a là-bas des machines à commande numérique pour les tracés et les découpe. Comme je le disais, on est bien dans un monde industriel... À part les sculptures et les incrustations de nacre. C'est cher aussi, mais de véritables produits de luxe. L'usine assure aussi le transport vers Le Havre ou Marseille. Un petit bricolage comptable est proposé pour diminuer les frais de dédouanement. Grosse surface de vente où on peut aussi acheter des cuillers en bois, des baguettes à riz en bois de rose...
Arrêt en ville, et tandis que Brigitte et Naïs vont chez un tailleur, Jefe et moi allons nous faire masser dans un de ces très nombreux salons de massage de la ville. Lui le cou, le dos et moi les pieds et les jambes. Les 30 minutes passent vite et c'est bien reposant. Il faut rentrer et on n'a pas encore complètement réglé le problème de l'hôtel pour le retour du trekking. Avant que la nuit ne tombe,nous filons avec Blandine voir les champs de fleurs où des jeunes femmes coupaient des chrysanthèmes tandis que d'autres faisaient des bouquets pesés un à un.
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| les bouquets de chrysanthèmes cueillis "à la fraîche" |
Nous allons dîner dans notre gargote "habituelle". Très bon dîner et retour au gîte. Vers 21 h Dao vient nous voir et nous annonce avoir la solution pour l'hébergement... On va pouvoir dormir tranquilles !
Reste que ce gîte campagnard fut une belle étape et qu'il a permis de comprendre un peu la vie ici, et surtout de se rendre compte du niveau de confort de vie (électricité, eau, qualité des routes, moyens de transport individuels...) et de la production agricole destinée à la vente (fleurs, fruits et légumes), bien loin d'une agriculture de subsistance. Restent les villages de montagne proches d'ici pour lesquels le différentiel de niveau de vie est flagrant. On a été aussi très surpris par le nombre de chiens qu'il y a partout, gueulards mais pas agressifs. Et puis aussi quel bel accueil de nos hôtes Pimpa (Mme) et Prasit (Mr).
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| Nos hôtes et leur fille |
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